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COMMENT SAUVER LA VIE DES LANGUES
BAGAIMANA CARA MEMPERTAHANKAN BAHASA TETAP HIDUP
TRI EKO AGUSTININGRUM - Universitas Negeri Semarang et TANIA INTAN - Universitas Padjadjaran

RÉSUMÉ
Bahasa yang merupakan sarana utama bagi umat manusia untuk berpikir, berdialog dengan dirinya dan dengan sesama tidaklah bersifat abadi. Ada yang telah lama ditinggalkan dan ada pula yang bertahan dan terus berkembang. Faktor-faktor apa saja yang menentukan hidup mati sebuah bahasa ?
Dalam artikel ini dipaparkan beberapa fakta sejarah yang menunjukkan kepada kita betapa kompleksnya permasalahan ini.

La langue est le principal moyen de la communication entre les humains. Elle n'est jamais un tout homogène, et partout où il y a des gens qui parlent, il y a de différentes façons de parler, correspondent soit à des divisions géographiques, sociales ou d'âge. Selon les estimations, il existe aujourd'hui entre 3000 et 7000 langues dans la planète.
Une langue est dite vivante lors qu'elle est utilisée oralement par des personnes dont elle est la langue maternelle, ou par une communauté suffisamment nombreuse, et de façon suffisamment intensive. Et on appelle langue morte ou éteinte, une langue qui n'est plus pratiquée oralement comme langue maternelle, mais qui peut encore utilisée dans certains domaines (tels que la religion). En fait, on prévoit que 90% des langues vivantes sont menacées d'extinction pour des raisons différentes (politique, économie,guerre etc). Ayant des contacts, des langues cherchent à s'éliminer et à se vaincre.

A. Le contact des langues
Deux langues sont dites en contact lors'qu'elles sont parlées en même temps dans une même communauté, et à titre divers par les mêmes individus. L. J Calvet et les sociolinguistes parlent de la langue dominante et de la langue dominée pour rendre compte des rapports exixtant entre les langues. Quand deux langues ou plus clairement différenciées s'affrontent, un conflit linguistique, latent ou aigu, peut être déclenché selon les conditions sociales, culturelles et politiques de la société dans laquelle il se présente.
Pour illustrer, un conflit national a eu lieu le 14 mai 1969 en Malaisie. Etant un pays pluriculturel, le gouvernement trouvait des difficultés pour décider quelle langue qu'il allait nommer la langue nationale : malais, mandarin, tamoul ou anglais. La décision est prise à la fin de longues débats, que la langue nationale est la langue malaise pour la raison de la nationalité et le nomre de locuteur. Cet événement nous montre que des langues en contacts, peuvent se vaincre pour avoir une bonne position dans la société. La langue dominante est celle qui a réussi dans la concurrence, et qui peut causer parfois la mort de la langue dominée.

B. La mort des langues
Selon Baylon (1991) une langue peut mourir dans une communauté bilingue ou plurilingue instable; la langue dominante d'une majorité a le pouvoir d'éliminer celle d'une minorité en regression. Cette situation peut se passer volontairement, ou non, à cause de la planification linguistique pratiquée par l'Etat. Il existe aussi deux autres processus dans lequels unelangue peut disparaitre. Le premier, c'est la transformation d'une langue à une autre, par exemple le remplacement du latin standard par l'espagnol standard. Et le deuxième, quand disparait une communauté toute entière, comme les locuteurs du dialecte basque du Roncal ou de la langue Yaki parlée jadis en Californie.
Baylon montre aussi les signes de la mort des langues selon quelques aspects. D'abord, de l'aspect lexical, on peut savoir que l'emprunt massif par la langue dominée à la langue dominante est le premier phénomène qui accompagne le dépérissement de celle-là. Aussi, quand les locuteurs de la langue dominée cessent de créer de nouveaux mots à partir des règles locales, cela aussi est un critère suffisant pour la regression. Tandisque du côté grammatical, Baylon considère qu'il y a des pertes structurales et des simplifications dans les langues dominées. De l'aspect sociolinguistique, la phase terminale du déclin d'une langue est l'absence de réaction des puristes. Les jeunes locuteurs de la langue dominée ne sont plus sensibles à leur langue, et les locuteurs plus âgés abandonnent toute idée de corriger la situation. La langue dominéé, déclinante, n'est plus considérée comme digne d'être transmise correctement à la génération suivante, car elle perd toute sa valeur symbolique. Un autre signe de la mort d'une langue est le fait de ne plus utiliser des prénoms ou des surnoms de la langue dominée (R.Cooper,1982).
Une langue dominée dans sa phase terminale se caractérise souvent par l'absence de variation stylistique. Elle est aussi de plus en plus utilisée comme langue du coeur, ou langue de la maison, et elle devient inappropriée dans certaines situations du discours plus formelles. Elle perd donc du terrain au niveau des fonctions qu'elle peut assumer.

C. La planification linguistique, mise en oeuvre de la politique linguistique
Les solutions pour éviter la mort des langues résident dans la planification linguistique, comme mise en oeuvre de la politique linguistique. Celle-ci est l'ensemble des choix conscients effectués dans le domaine des rapports entre langue et vie sociale, et plus particulièrement entre langue et vie nationale. Il faut donc faire des actions sur les langues, qui correspondent à l'extension des usages du plurilinguisme dans de différents domaines, et des actions sur la langue en regression, correspondent à la normativisation, au niveau de la graphie, de la lexique ou de la grammaire. Il est aussi possible de "ressusciter" des langues mortes, comme le montre l'exemple de l'hébreu qui est utilisée par les juifs aujourd'hui comme langue nationale.

D. Les solutions pour préserver la vie des langues
La longévité d'une langue dépend de sa vitalité, c'est-à-dire de la distribution de la langue dans l'espace, mais aussi de certains facteurs d'ordre démographique et social. Plus une langue manifeste de la vitalité, plus il lui sera possible d'assurer sa longévité; moins elle en a, moins elle aura des chances de survivre et de s'épanouir. Il y a des facteurs jouant le rôle très important pour prévenir la mort des langues.

1) Le facteur démographique et ses variables
Le facteur démographique constitue sans doute l'un des éléments les plus importants dans le maintien ou la force d'une langue. Les aspects correspondant au facteur démographique qui peuvent maintenir la longévité d'une langue sont :

1.1 Le nombre de locuteurs
Les langues ne détiennent pas toutes la même puissance, ni la même force d'attraction, ni la même résistance lorsqu'elles se trouvent en contact. En fait, une langue n'est pas dominante naturellement; elle l'est parce que ses locuteurs sont puissants et importants. L'existence d 'une langue dépend des locuteur, plus de locuteurs, plus elle a de la chance à survivre. Le français est un de véritables langues multicontinentales du fait qu'elle sont parlées sur quatre ou cinq continents.
a. La fertilité du groupe : Le taux de natalité est également une variable importante, car il augmente ou affaiblit à long terme le poids numérique d'un groupe linguistique. Dans les prochaines décennies, certaines langues vont voir leur vitalité augmenter en raison de l'explosion démographique de leurs locuteurs: l'espagnol, le portugais et l'arabe, puis l'hindi en Inde, le swahili en Afrique subtropicale ou le malais en Asie du Sud-Est. À l'inverse, d'autres langues vont régresser; c'est particulièrement le cas pour l'anglais, le russe, l'allemand, le japonais. Le taux de fécondité des Français est l'un des moins bas du monde industrialisé: plus de 1,94 enfant par femme. Selon toute vraisemblance, ce taux devrait même s'élever et osciller autour du taux de remplacement de la population (2,1 enfants par femme). De plus, la sur-fécondité des pays francophones d'Afrique fera très certainement augmenter le nombre des locuteurs du français. Le problème de la dénatalité pour une petite population constitue l'un des aspects les plus inquiétants pour sa survie et la vitalité de sa langue.
b. Les mariages mixtes : que ce soit par exogamie ou par endogamie, représentent un autre élément appréciable de la vitalité linguistique. L'exogamie (mariage entre individus de groupes différents) favorise généralement la langue du groupe majoritaire, car elle facilite l'assimilation des enfants à la majorité alors que l'endogamie (mariage entre individus appartenant à un même groupe) permet de maintenir la langue du groupe minoritaire.

1.2 Les forces migratoires
L'immigration apporte du sang nouveau à la majorité et, grâce aux mariages mixtes, l'assimilation vient à long terme augmenter le nombre de leurs locuteurs. Les déplacements de population ont contribué, dans le passé, à l'expansion de certaines langues. Les États-Unis, le Canada et l'Australie, par exemple, ont connu une formidable expansion grâce à l'arrivée de milliers d'immigrants pendant plus de deux siècles; les Européens ont ainsi réussi à minoriser les populations autochtones et à imposer leur langue à de vastes portions de l'humanité.

1.3 La distribution des langues dans l'espace
La distribution géographique des langues demeure une variable non négligeable dans la vitalité linguistique. C'est ainsi que 300 millions de locuteurs d'une langue concentrés dans un seul pays n'auront pas la même influence globale que 300 millions de locuteurs répartis en nombre suffisant dans plusieurs pays. La dispersion géographique d'une langue forte s'avère toujours positive, car elle lui assure le prestige et des fonctions de communications accrues. Avec 885 millions de locuteurs, le chinois est une langue moins forte que l'anglais soutenu par ses 322 millions de locuteurs répartis dans 57 États et le français représenté par 72 millions de locuteurs répartis dans 37 États. Selon la variable de la dispersion dans l'espace, l'anglais et le français sont les langues les plus puissantes de la planète; elles sont suivies de près par l'espagnol (23 États) et l'arabe (23 États).

1.4 La concentration urbaine
La concentration urbaine constitue une variable non négligeable dans l'expansion d'une langue. La ville devient comme une pompe qui accélère le mouvement des langues en expansion ou en régression. Ce rôle joué par la ville dans la diffusion et l'apprentissage d'une langue s'explique par différentes raisons. La ville est d'abord le lieu où se concentrent les fonctionnaires, les juges, les policiers, les professeurs, les financiers, etc. La ville est également un centre culturel où on retrouve non seulement les établissements d'enseignement, mais aussi la presseécrite, la télévision, les salles de spectacle et de cinéma, les bibliothèques, etc. C'est aussi un centre économique qui diffuse la langue dominante et qui, grâce aux échanges commerciaux, favorise les contacts entre les groupes ethniques.

2) Le facteur économique et ses variables
On évalue la puissance économique d'une langue à partir de plusieurs variables telles que la production industrielle, le niveau technologique, les échanges internationaux, etc. Aujourd'hui, l'hégémonie économique des pays riches concourt au prestige et à la diffusion de la langue et de leurs locuteurs. Faute de données complètes pour évaluer la puissance linguistique en fonction de tous les facteurs économiques, nous nous limiterons à trois variables: le volume des échanges internationaux, la production nationale brute (PNB) et la production nationale par tête d'habitant ou revenu moyen (PNBH), bien que ce dernier facteur serve davantage à mesurer la richesse individuelle que la puissance d'une langue.

2.1 Les échanges commerciaux
En principe, la position privilégiée des pays favorise la langue de chacun d'eux. Au Québec, l'un des rameaux de la francophonie, seulement 5 % du commerce extérieur se fait en français contre 95 % en anglais; cela s'explique par le fait que le Québec traite surtout avec le Canada anglais, les États-Unis, le Royaume-Uni, le Japon et l'Allemagne. En revanche, 83,9 % des échanges intérieurs, c'est-à-dire au Québec même, se font en français; ce qui démontre que l'économie peut être à la fois un facteur positif (marché intérieur) et négatif (marché extérieur) pour une langue.

2.2 Le produit national brut (PNB)
Le produit national brut est également un indice de la puissance linguistique, car il sert à mesurer la richesse collective d'un pays. Sur le plan international, les pays dont le PNB est le plus élevé sont d'abord des pays de langue anglaise (31 % de la richesse mondiale), puis russe (11 %), japonaise (9,6 %) allemande (8,9 %) et française (6,6 %). Bref, quelque 12 langues s'accaparent 90 % de toute la richesse collective mondiale. Compte tenu du nombre considérable des langues dans le monde (6700), le français (au 5e rang) demeure dans les tout premiers rangs du palmarès des langues.

2.3 Le revenu moyen par habitant (PNBH)
La répartition de la richesse individuelle se présente de façon différente de la richesse collective. La richesse relative de l'anglais et du français en matière de PNBH s'explique par l'insolvabilité chronique des États anglophones et francophones du tiers monde. Quoi qu'il en soit, les anglophones et les francophones des pays industrialisés demeurent des privilégiés quant à leurs revenus individuels.

3) Le facteur militaire
Les grandes langues doivent toutes leur réussite première à la conquête militaire et à la colonisation, suite immédiate de l'occupation.

3.1 Les anciennes puissances militaires
La dynastie des Han régna en Chine de 206 avant notre ère à 220 apr. J.-C., puis, dans les siècles suivants, en Mandchourie, au Tibet, en Mongolie et au Turkestan; c'est la soumission et la répression des minorités qui assurent aujourd'hui encore la suprématie du chinois. La langue de l'armée, c'est la langue du commandement, celle du fer et de l'acier, celle de la force indiscutée et indiscutable.

3.2 Les dépenses militaires
À l'heure actuelle, les langues les plus puissantes de par leur budget militaire et leur nombre de soldats sont, dans l'ordre, les suivantes: l'anglais, le russe, le chinois, l'arabe, l'allemand, le français et l'espagnol.

4) Le facteur culturel et ses variables
La puissance culturelle d'une langue constitue un autre facteur (non économique) pouvant assurer indéniablement sa vitalité. Le degré de normalisation d'une langue, le nombre de livres édités ou de publications scientifiques etc., sont des variables sûres pour mesurer la force culturelle d'une langue.

4.1 Le nombre des volumes édités
Il se publie plus de 700 000 volumes par année dans le monde. Seulement une trentaine de langues, parmi les 6700, publient annuellement au moins 1000 volumes. Six langues l'anglais, le russe, l'allemand, le français, l'espagnol et le japonais accaparent les deux tiers de la production mondiale. Le français vient au 4e rang après l'anglais, le russe et l'allemand; il est suivi de l'espagnol, du japonais, du coréen, du chinois, etc.

4.2 Les publications scientifiques
Les publications scientifiques sont l'un des résultats de l'expansion des langues. Sur le plan international, six langues (anglais, russe, japonais, espagnol, français et chinois) assurent 95 % de toute la production scientifique mondiale. De façon générale, on assiste à un net recul de toutes les langues nationales devant l'anglais. Le français scientifique a également beaucoup reculé. Ainsi, 30 % des chercheurs français publient en anglais; au Québec, c'est 80 %, mais 90 % pour l'ensemble du Canada. Même si le français demeure encore une langue scientifique, l'avenir paraît plutôt sombre de ce côté, à moins qu'une action concertée au plan de la francophonie internationale réussisse finalement à modifier le déterminisme qui joue contre le français.

4.3 Les langues à l'Internet
En 2001, Media Group (d'après des recherches de Global Reach ) publiait un autre résultat:

Rang
Langue
Nombre des locuteurs
(en millions)
1
anglais
128
2
japonais
19,7
3
allemand
14
4
espagnol
9,4
5
français
9,3
6
chinois
7,0
7
néerlandais
4,4
8
coréen
4,3
9
suédois
3,6
10
italien
3,3
11
portugais
2,9
TOTAL
autres langues
88

Selon le cabinet d'études Netcraft (http://www.netcraft.com/Survey/), on dénombrait en décembre 2002, quelque 35 millions de sites Web actifs dans le monde soit au moins trois milliards de pages Web. Les langues les plus utilisées seraient l'anglais (72 %), l'allemand (7 %), le japonais (6 %), l'espagnol (3 %), le français (3 %) et l'italien (2 %).

4.4 La scolarisation/alphabétisation
On sait que le degré de scolarisation d'une population a des incidences culturelles, sociales et économiques extrêmement importantes. C'est pourquoi l'analphabétisme et la sous-scolarisation engendrent la pauvreté et le sous-développement économique et culturel. De façon générale, on peut affirmer que les pays qui ne réussiront pas à scolariser leur population freineront l'expansion de leur langue nationale. C'est pourquoi des langues comme l'arabe et l'espagnol accusent un déficit dans les facteurs d'expansion linguistique. Cela dit, de nombreuses langues d'Afrique connaîtront un sort identique. Il ne faut pas oublier que la scolarisation constitue à longterme une facteur de développement économique. Les variables culturelles montrent avec évidence que la puissance culturelle d'une langue dépend directement de la puissance économique. Un sous-développement économique entraîne invariablement un sous-développement culturel.

5) Le facteur politique et ses variables
À l'instar des autres facteurs, le pouvoir politique constitue l'une des forces les plus puissantes dans la vie des langues.

5.1 Le contrôle des instrument de gouvernement
Si elle veut survivre et s'épanouir, une langue doit idéalement exercer le contrôle des instruments de gouvernement, établir sa dominance et rechercher l'exclusivité sur un territoire donné. Grâce à l'appareil de l'État et de ses institutions (Parlement, justice, école, armée, police, médias, etc.), les gouvernements peuvent influencer le destin des langues et augmenter ou réduire la puissance de celles-ci.


5.2 Les langues officielles
Les États souverains du monde ont tous adopté une ou plus d'une langue officielle (maximum de quatre) à l'intérieur de leurs frontières respectives. Dans plusieurs cas, la langue officielle correspond à la langue majoritaire de la population comme aux États-Unis, en Allemagne, au Danemark, au Japon, en Thaïlande. Parfois, c'est une langue minoritaire nationale que l'on impose à l'ensemble de la population: le malais (bahasa indonesia) en Indonésie, le chinois mandarin à Taïwan, l'anglais à l'île Maurice, l'hindi en Inde. Souvent, c'est une langue minoritaire étrangère qui fait office de langue officielle de la nation: tel est le cas de tous les États d'Afrique noire. Et dans tous les États où la langue officielle ne correspond pas à la langue de la majorité de la population, la langue imposée est celle de l'élite politique.
a. Les langues multiétatiques : Le nombre total des locuteurs de ces langues est supérieur à celui où ils sont concentrés. Dans le fait, l'anglais ravit facilement la première position dans le monde en ce domaine puisqu'il jouit du statut de langue officielle dans 56 États. Il est suivi par le français dans 37 États, puis par l'arabe et l'espagnol dans 23 États. Bref, de toutes les langues multiétatiques, l'anglais (56), le français (37), l'arabe (23) et l'espagnol (23) occupent des positions enviables, car ces langues sont parlées dans plus de 20 États et sur plus d'un continent.
b. Les langues monoétatiques : Quant aux autres langues monoétatiques, elles diffèrent aussi par leur poids relatif d'ordre démographique, culturel, militaire, etc. Les 62 langues bénéficiant du statut d'officialité dans leur pays respectif n'ont pas le même poids parce que leur force politique est contrebalancée ou renforcée par leurs forces ou leurs faiblesses sur d'autres plans.

6) Le facteur linguistique
Le facteur proprement linguistique est principalement relié à leur codification ou à leur normalisation. La codification est une intervention politique qui consiste à élaborer et à produire un appareil de références des usages linguistiques; ceux-ci sont alors rassemblés, fixés, recommandés ou prescrits par des spécialistes en matière de langue. Grâce à la codification, on peut créer un système d'écriture ou un alphabet, rédiger des grammaires, des dictionnaires ou des lexiques, des manuels d'enseignement, de livres scientifiques etc.
Une fois codifiée, il est plus aisée pour une langue de devenir normalisée. Une langue est normalisée lorsque son usage codifié est étendue à l'ensemble d'une société. Cette normalisation se fait par l'entremise de l'appareil gouvernemental et de l'administration publique, du système d'enseignement, des médias, de la publicité, etc., et concerne toutes les communications institutionnalisées. Toute langue qui passe par le processus de codification et de normalisation est assurée d'un avenir prometteur. Après avoir prescrit un usage linguistique dans les communications institutionnalisées, il s'agit ensuite d'étendre cette pratique dans les communications individualisées. On développe alors des institutions normalisatrices de la langue, c'est-à-dire un système et des établissements d'enseignement, mais aussi des commissions de terminologie et des organismes chargés de veiller sur la langue. Une langue codifiée et normalisée jouit nécessairement d'un statut institutionnel qui est imposé par l'État à tous les citoyens.
Pour conclure, on peut dire que la mort d'une langue, ou de plusieurs de langues, de notre jour sera une grande perte pour la civilisation de l'homme, car la langue est une véritable preuve de son existence et de sa communauté . Il faut donc toujours trouver des moyens pour en préserver pour pouvoir les transmettre alors à nos chers futurs enfants.

BIBLIOGRAPHIE
- Achard, P, 1998, La Sociologie du langage, Que sais-je ? No. 2720, PUF
- Baylon, C, 2002, Sociolinguistique : Société, Langue et Discours, Nathan, Paris
- Billiez, J, 2003, Cours de Sociologie du langage pour Maitrise du FLE, CNED, Grenoble
- Chaedar Alwasilah, A, 1985, Sosiologi bahasa, Angkasa, Bandung
- Ohoiwutun, P, 1997, Sosiolinguistik, Visipro, Jakarta
- http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/Langues/2vital_expansion.htm


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