|
RÉSUMÉ
Film memainkan peranan penting dan positif dalam pengajaran bahasa asing. Manfaat penggunaannya sangan banyak, di antaranya melatih tiga kompetensi: menyimak, berbicara dan menulis. Konteks sosial budaya juga bisa diperkenalkan di dalamnya. Kata kunci : film, pembelajaran, support, kompetensi komunikatif, ciné-club.
Introduction
Il y a plusieurs années, le Département de Français de l’UPI a organisé une activité extra-scolaire intitulée le ciné-club. Dans cette manifestation, les étudiants discutaient du film sous la direction d’un locuteur natif. Il en est résulté que les étudiants ont pu atteindre les objectifs prévus. A présent, d’une part on ne fait plus cet apprentissage, d’autre part, le nouveau curriculum exige que les étudiants aient la compétence correspondant à celle du niveau B2 (nouveaux DELF et DALF). Pour ce niveau, l’ apprenant peut: 1) raconter une histoire ou l’intrigue d’un livre ou d’un film et exprimer ses réactions, 2) comprendre la plupart des flms en langue standard, 3) comprendre de nombreux films dans lesquels l’histoire repose largement sur l’action et l’image et où la langue et claire et directe, 4) exprimer sa pensée sur un sujet abstrait ou culturel comme un film, 5) réagir à des sentiments tels que la surprise, la joie, la tristesse, la curiosité et l’indifférence et peut les exprimer (Conseil de l’Europe, 2005:15). Le plus souvent, le film suscite chez le spectateur un sentiment de réalité. Cela entraîne, à son tour, les phénomènes bien connus d’adhésion qui se manifestent de plusieurs façons. Beaucoup de spectateurs réagissent spontanément à la situation et aux événements présentés dans un film. Ils s’identifient facilement aux personnages en partageant ou en rejetant leurs opinions, leurs comportements et leurs attitudes. Ce type de participation, bien qu’un peu naïf est intéressant dans la mesure où il peut provoquer le déclenchement de l’expression orale ou écrite. Mais la compréhension d’un texte filmique repose avant tout sur un acte d’élaboration et de construction de divers niveaux de signification (tout ce qui nous émeut, agit sur nous, possède justement une signification). De ce point de vue, il s’agit de reconstruire et surtout de construire un sens à partir d’une suite d’indices visuels et auditifs. Cette démarche n’est pas toujours facile et bien évidente. Il arrive que le sens des images soit controversé, tout comme celui des mots, et finalement on peut dire qu’il y a autant d’interprétations possibles que de spectateurs. D’autre part, chaque spectateur réagit selon ses goûts, son instruction, sa culture, ses opinions personnelles, politiques ou sociales, ses préjugés et ses lacunes. Recevant le message dans sa totalité, message composé de cinq grandes catégories de signaux (images, écrits, paroles, bruits, et musique), il est incapable de saisir tout à la fois (en particulier pendant le premier visionnement du film), donc il réagit par une sélection. Il peut ainsi laisser échaper l’essentiel ou profit d’un détail pittoresque, mais non significatif. Tout cela montre que l’image, malgré son exactitude figurative, reste extrêmement ambigüe au niveau d’une interprétation. Mais voir le film, c’est aussi voir ce qui n’est pas (re)présenté, ce qui a été omis ou ce que le réalisateur n’a pas voulu laisser paraître pour une raison quelconque (Foltète-Paris, 1989:2). L’adhésion du spectateur va encore dans un autre sens : le réalisateur invite le spectateur à la collaboration et à la construction sinon de l’univers filmique au moins d’un réseau de correspondance et, enfin, du sens. La construction du sens se fait grâce à l’anticipation, c’est-à-dire, grâce à l’émission des hypothèses et puis à la vérification de celles-ci au fur et à mesure que la projection du film avance. Le mécanisme d’anticipation se déclenche dès le début du film , dès l’apparition et la lecture même de son titre. Le champ des hypothèses possibles, trés largement ouvert au départ, se resserre peu à peu, à mesure que le spectateur s’approprie un contexte. Au cours du visionnement, l’oeuvre du réalisateur se charge de sens divers qu’il n’avait pas prévus ni contrôlés. D’une part, les images de l’écran reproduisent des objets du monde réel, mais d’autre part, ces images, grâce, par exemple. à l’éclairage, au montage, au jeu de plans, etc. peuvent se remplir de significations suplémentaires (par exemple métaphoriques, métonymiques, ou symboliques), parfois tout à fait inattendues. A ce propos, j’aimerais bien encourager les étudiants et les enseignants à élaborer le film pour l’apprentissage du français. Objectif Le but à atteindre par l’emploi du film dans la classe de langue, c’est 1. favoriser l’exercice de l’esprit critique chez les apprenants par la reconnaissance des types de messages, les supports, les émetteurs, le public cible, par la sélection des informations.
2. apprendre aux étudiants à lire des messages en ayant la compétence d’analyse; savoir décrire ce qui a été perçu, savoir utiliser un vocabulaire précis et approprié, savoir repérer les différents composants et comprendre comment leur signification se construit. 3. apprendre aux apprenants à être capables de produire des messages dans une situation de communication, grace â leurs impressions, à leurs sentiments et à leurs interprétations. 4. apprendre aux étudiants à formuler des hypothèses et à développer les quatre compétences communicatives (Henry, 2002:68). Public L’apprentissage du français à travers le film est destiné aux étudiants adultes du niveau avancé, c’est-à-dire au moins 350 heures de français. Choix du Film Dans la classe de langue, nous avons recours à deux catégories de films : a) les films spécialement conçus pour ce type d’enseignement, (films pédagogiques). Ils ont pour but d’illustrer certains problèmes ou phénomènes. b) les films produits pour être diffusés au grand public. Ces films présentent des situations et des problèmes liés à la vie quotidienne des gens. Au cours des années, on a pu observer différentes tendances dans la conception et la réalisation des films : - La prémière tendance, la plus ancienne, caractéristique des débuts du cinéma, est le film documentaire. - Dans son prolongement, les films de fictions (“traditionnels”), tâchaient de nous présenter une histoire qui se déroulait d’une façon plus ou moins continue et linéaire (Foltète-Paris, 1989: Démarche Pédagogique Avant de discuter, il est bon de dresser une fiche d’identité du film (titre, réalisateur, scénariste, date de sortie, nationalité, actrices et acteurs principaux : noir et blanc ou en couleur ; durée ; genre ; s’il s’agit de l’adaptation d’un livre, le titre, l’auteur, la date et l’éditeur du livre). Ensuite, on s’interrogera sur le titre et son rapport avec l’intrigue. On recueillera les réactions des étudiants pour une exploitation orale et/ou écrite, en les laissant s’exprimer spontanément. Après un premier résumé, fait oralement par exemple, une discussion permettra de s’interroger sur le rôle et le caractère des principaux personnages , sur la logique de l’intrigue, sur la durée traitée dans le film et sur la cohérence de l’ensemble. Le professeur orientera la discussion sur les choix esthétiques du réalisateur pour le récit (présence d’un narrateur, retours en arrière), pour l’image (utilisation de la couleur, remarques sur les cadrages et trucages), le montage, l’importance de la musique et de la bande-son, etc. On demandera aux élèves de se souvenir des images d’ouverture et de les commenter. On reviendra sur les scènes qui les ont le plus frappés. Enfin, on pourra les inviter á rédiger une critique argumentée du film (Harari, 2002:56). Evaluation Pour la légitimation et la reconnaissance institutionelles, il paraît important de vérifier le résultat des apprentissages afin d’envisager une progression raisonnée des activités. Chez les apprenants ayant déjà suivi cet enseigement, des tranferts de compétence pourraient être observés sur l’aspect cognitif et pédagogique: 1) le développement de l’observation, de la compréhension et de l’esprit critique, 2). l’acquisition d’une méthode d’analyse favorisée par une maîtrise de la langue dévéloppée, 3). la compréhension d’un exposé magistral sur un sujet. En outre, sur l’aspect comportemental: 1). la participation active à une discussion, un débat ou des travaux pratiques, 2). leur motivation et leur attention accrues, 3). leur attitude plus autonome et plus responsable (Boiron, 2002:16). Conclusion Compte tenu de ces considérations, les “utilisateurs” d’un film disposent de plusieurs approches possibles. L’étude de l’univers filmique permet de dégager le fonctionnement des différents éléments constitutifs. L’entrainement entre les participants ; le plaisir du jeu, les interactions en chaine, les surprises que chacun offre aux autres (et à lui même) entraine des exercices oraux. On travaille aussi en parallèle la compréhension orale rapide et l’expression orale ; l’ambiance, les personnages, leur émotions donnent l’intuition de la signification des mots, et de leur valeur (dénotations, connotations, sens littéral, sens figurés, détournés) (Henry, 2002:55). On écrit également le plus possible, pour conforter ce qu’on vient de (re)voir. Enfin, il est clair que le film a des avantages, et il tient un rôle important dans l’apprentissage d’une langue. Donc, il vaut mieux que les étudiants et les enseignants se familiarisent avec le film.
Références bibiliographiques Boiron, Michel. 2002. Apprendre et Enseigner avec TV5. Vichy : Cavilam Conseil de l’Europe.2005.Cadre Européen Commun de Références pour les Langues. Paris: Didier Descamps, J.L, Hamon. 1970. Les Langues des Specialtés. Starsbourg : Aidela Foltéte. Paris, D. 1989. Lecture Plurielle du Film. Jakarta: BAL Henry, Catherine. 2002. Etudier les Films en Version Intégrale. Article, Français dans le Monde, no.320, mars- avril 2002, p.55 Henry, Catherine. 2002. Des Film pour Débutants. Article. Français dans le Monde, no. 320, mars-avril 2002, p. 68 Harari, Claudie 2002. Le Cinéma en Classe à travers le Monde. Article. Français dans le Monde, no. 320, mars- avril 2002, p. 56 |